RÉFLEXIONS pour Ac 16:22-34
Il y a quelque chose d’étrange dans la lecture des Actes d’aujourd’hui. Paul et Silas prient, les portes de la prison s’ouvrent—jusque-là tout est logique—mais les prisonniers ne sortent pas. On peut se demander pourquoi le Seigneur leur a ouvert la porte. Réfléchissons : pourquoi l’a-t-Il vraiment fait ?
Comment se termine le passage d’aujourd’hui ? Par la foi en Dieu du geôlier et de toute sa famille. Pourquoi ont-ils cru ? Parce que des miracles leur ont été manifestés. Et quels sont ces miracles ? Les portes ouvertes de la prison—et les prisonniers qui ne se sont pas enfuis, mais restent assis à attendre. Quel fut le plus grand miracle pour le geôlier ? J’oserais supposer que ce fut le second : les prisonniers ne se sont pas dispersés, Paul ne voulait pas sa mort, ceux qui étaient censés le haïr prennent au contraire soin de lui… Il est intéressant qu’en conséquence le geôlier s’expose lui-même volontairement au danger en invitant les prisonniers chez lui. Mais c’est désormais son libre choix—et, à vrai dire, tout avait été mis en œuvre en vue de ce choix. L’essentiel dans la lecture d’aujourd’hui est la rencontre de ce geôlier avec Jésus.
