RÉFLEXIONS pour Mt 7:23 — le 30 avril 2023

RÉFLEXIONS pour Mt 7:23

Toute la vie du Royaume est construite sur un système de relations. Relations qui lient les hommes les uns aux autres. Relations qui les lient à Dieu et au Christ. Enfin, relations du Christ Lui-même avec Son Père céleste. Ces relations constituent à proprement parler le fondement spirituel du Royaume, elles lui donnent forme. C'est pourquoi les relations se révèlent être quelque chose d'absolument important et ayant sa valeur propre. Mais comment, à quelles conditions une relation véritable et profonde est-elle possible ? La relation est une intention, un acte de volonté. Et la force de l'acte volontaire est déterminée par l'état intérieur de l'homme. Par la qualité de sa vie.

Non par ce qu'il fait, mais par la manière dont il existe. Lors de la création, Dieu donne à chacun cette force de vie qui, comme un flux, le traverse, et dans laquelle lui-même se meut à son tour comme dans un courant. Et Il donne aussi à chacun Son souffle, le souffle de vie. Sa présence détermine la qualité de ce flux de vie dans lequel nous demeurons et qui demeure en nous. Quant à la volonté, elle n'est que la manifestation de ce souffle de vie. Elle naît là où la Présence rencontre la nature. La mesure de la plénitude de la Présence détermine la qualité de la nature. La qualité de la vie. Et donc l'intensité de l'acte volontaire. Sa profondeur et sa force. Et avec elles la profondeur de la relation. Ce sur quoi est fondé le Royaume.

Tout le reste, toute l'activité extérieure de l'homme, n'est que la manifestation extérieure de ce flux de vie qui demeure en nous et dans lequel nous demeurons. Quant aux miracles, eh bien, les miracles sont possibles. Les guérisons aussi. Et l'expulsion des démons. Mais pour l'homme lui-même, cela ne change souvent rien. Car les miracles et les guérisons s'accomplissent par l'action du souffle de Dieu. Et les démons fuient devant ce même souffle. Mais que ce souffle transforme ou non l'homme lui-même, qu'il donne une autre qualité à son existence, cela dépend seulement de l'homme.

Bien sûr, cela ne se produira pas automatiquement. Et si l'homme s'est appuyé sur les œuvres, même miraculeuses, surnaturelles, et non sur des relations vivantes avec le Christ, il peut se retrouver, au bout du chemin, sans rien. Tous les miracles et toutes les guérisons se sont produits, au fond, seulement autour de lui, sans changer sa propre vie, cette profondeur de sa vie qui, dans le Royaume, devient surface. Alors retentit une réponse inattendue pour l'homme, terrible par son caractère inattendu. Et pourtant, hélas, tout à fait logique.