RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour Ps 130-131

David compare son âme, ouverte au regard du Très-Haut, à un enfant, et sa demande que le Seigneur ne remarque pas ses injustices a vraiment quelque chose de naïf et de candide comme l’enfance. Un enfant voudrait de même que ses parents ne remarquent pas les traces de ses bêtises. Mais David, lorsqu’il s’adresse au Seigneur, garde les idées claires. Il comprend que le Seigneur voit tout et que rien ne peut lui être caché. C’est donc un autre trait du caractère de David qui agit ici, apparenté à la confiance qu’un enfant accorde aux adultes.

Le psalmiste crie depuis les profondeurs. Cela signifie que sa prière ne vient pas seulement de la surface de sa conscience, mais aussi de ces profondeurs intérieures qui n’oublient rien. Là se niche ce que nous aimerions enfouir au plus profond de notre subconscient et nous rappeler le moins souvent possible. Pourtant, rien de tout cela ne disparaît et tout se présente inévitablement au regard du Créateur.

Mais c’est précisément de lui que nous pouvons recevoir non seulement le pardon, mais aussi la délivrance du pouvoir du mal et du péché qui pèse sur nous et qui agit aussi au-dedans de nous. Pourvu que notre appel à Dieu et notre disponibilité à recevoir de lui la guérison soient sincères.