RÉFLEXIONS pour Lc 20:1-18
Il y a une sorte de fatalisme dans la parabole des vignerons : les grands prêtres doivent tuer le Fils envoyé, tout comme leurs ancêtres tuaient et persécutaient les prophètes. Mais il existe une issue à ce cercle fatal, car tout auditeur d’une parabole peut s’identifier à tel ou tel personnage et voir comment il lui faut agir pour suivre le chemin qu’il a choisi. En ce sens, chacun de nous choisit librement son propre chemin, tandis que la parabole ne fait que lui indiquer les alternatives existantes et le moyen de sortir de la situation. Ici aussi, la question est posée sans détour : les grands prêtres peuvent soit s’identifier à ceux qui tuaient et persécutaient les prophètes, soit ne pas le faire et obtenir la possibilité de reconnaître librement en Jésus l’Oint, le Christ. Mais ils préfèrent ne pas prendre de risques et simplement écarter Jésus, qui les a offensés. Si seulement nous savions utiliser les paraboles conformément à leur but et y voir non pas le constat d’une tragédie à venir, mais un défi, une occasion de plus de choisir...
