RÉFLEXIONS. Lectures orthodoxes.

RÉFLEXIONS pour Gn 13:12-18

Toute l’histoire rapportée dans le Pentateuque est l’histoire de l’alliance-union, l’histoire des relations de Dieu avec Son peuple. Leur description constitue la trame historique de la Bible et relie entre eux des livres pourtant si différents. Maintenant qu’Abraham et Lot sont partis chacun de leur côté, Dieu confirme l’alliance conclue auparavant avec Abraham, répétant que la terre qu’il voit autour de lui appartiendra à ses descendants. Y a-t-il un lien entre ces deux événements ? La séparation de Lot semble ne pouvoir avoir aucun rapport avec l’alliance de Dieu avec Abraham. Lot ne paraît guère approfondir ce qui concerne l’alliance : comme la plupart des membres de la tribu d’Abraham, il laisse au chef le soin des relations avec Dieu. Mais, comme on le voit, Dieu n’est pas indifférent aux tribus qui formeront Son peuple. Pourquoi la famille de Lot serait-elle moins bonne que celle d’Abraham, surtout puisqu’ils sont parents, et même assez proches ? Cependant, la réponse se trouve aisément dans le texte même : Lot est prêt à s’installer n’importe où, pourvu que la nature et le climat du lieu lui plaisent. Son entourage ne l’effraie pas : il pense apparemment que les péchés des habitants parmi lesquels il devra vivre ne le toucheront pas. Abraham se montre beaucoup plus prudent sur ce point et s’efforce de rester loin des villes palestiniennes et de leur corruption — dans tous les sens du terme — bien que ce choix l’ait contraint à renoncer à s’établir sur des terres bien plus favorables par leur nature et leur climat que la steppe de Samarie où il dut habiter. Si Lot et Abraham étaient restés ensemble, Abraham aurait dû tenir compte des exigences du premier, ce qui aurait inévitablement limité sa liberté de décider où vivre et vers où poursuivre sa route. En se séparant de Lot, Abraham se libère les mains et acquiert la liberté d’action nécessaire au chef du peuple de Dieu. C’est alors que Dieu confirme Son alliance avec lui.