RÉFLEXIONS pour Lc 15:1-32
La parabole du fils prodigue est construite sur un contraste. D'un côté, le désespoir du fils ; de l'autre, la joie du père. Il me semble que ce sont là deux aspects très importants du repentir. Le Seigneur dit que le repentir ne peut être un marché, comme si Dieu me pardonnait et que, désormais, je me conduisais bien. La rupture du fils avec son père ressemble davantage à un marché : tu me donnes mon héritage et je n'aurai plus rien à te réclamer. Le repentir ne ressemble pas non plus au fait de « se livrer à la justice » : tu t'es repenti, bravo, tu t'en tireras avec une sévère réprimande. Le repentir n'a rien de commun avec l'indifférence ni avec aucune forme de calcul. La pensée du fils selon laquelle son père pourrait le prendre comme ouvrier salarié semble blasphématoire, et il ne l'a d'ailleurs jamais formulée. À quoi ressemble donc le repentir ? Un mot revient six fois dans ce chapitre : la joie. Dieu est TRÈS HEUREUX que nous soyons venus. Que nous reste-t-il, sinon nous réjouir avec Lui ?
