RÉFLEXIONS pour Lc 7:38
Il est difficile de s’imaginer une personne qui ayant l’esprit lucide, se met volontairement en genoux devant quelqu’un, et en outre de telle manière que celui-ci ne la voit pas, ne requérant et ne demandant rien du tout. Ne retenant pas ses larmes et voyant qu’elles tombent fortuitement sur les pieds de ce « quelqu’un», elle les essuie avec ses cheveux, les couvre ensuite de baisers et les oint d’un parfum très cher. Qu’est ce que c’est – de la folie, une impressionnabilité ou émotivité superflue? La retenue nous joue une mauvaise plaisanterie. Il est déjà difficile de contenir en soi la compréhension de L’Homme-Dieu qu’est Jésus; mais nous essayons encore de nous protéger de ce fait par une bonne éducation, un bon sens et une bienséance. Il est plus facile d’éprouver que Dieu est loin, inconcevable, le tout-puissant Dominateur, que de se rendre compte qu’Il est à la fois et Dieu et Homme. Il serait impossible de se retenir si on comprenait ne serait ce qu’une seconde qu’on peut toucher Ses mains et sentir Sa chaleur. Alors, voici notre Dieu, Il est assis, Il parle, Il mange, Il est fatigué du chemin; Il n’est pas quelque part la haut, loin dans les nuages, au milieu des éclats de la lumière. Non, Il est ici à une main tendue; Il est donc impossible de ne pas utiliser cette possibilité de Le toucher, mais on se met involontairement à genoux et couvrons Ses pieds de baisers.
