RÉFLEXIONS pour Lc 1:1-25
L'évangéliste entend conduire son récit depuis le commencement. Mais quel événement place-t-il au début du récit? Luc choisit non pas la Nativité de Jésus, non pas le début de Sa prédication, ni même la prédication de Jean qui l'a précédée. Non, le récit commence par la description des événements qui ont précédé la naissance de Jean, quand peu de gens pouvaient imaginer que l'annonce de la Nouvelle Alliance approchait. Le commencement mûrit en secret, il se cache au milieu du quotidien vétérotestamentaire.
L'ange annonce à Zacharie que sa femme, déjà avancée en âge, deviendra la mère d'un grand prophète. Cela s'était déjà produit plus d'une fois en Israël; ici, c'est comme si se répétait ce que nous avons lu bien des fois dans les pages de l'Ancien Testament. Mais ce qui sera bientôt prêché de nouveau ne contredira pas l'ancien; cela apparaîtra comme le déploiement ultérieur de l'ancienne révélation.
Zacharie n'a pas cru l'ange; il est donc facile de comprendre son mutisme uniquement comme une punition de son manque de foi. Mais le silence imposé est aussi un chemin de recueillement intérieur, une possibilité de concentration dans la prière. Zacharie se tait sur ce qui lui a été révélé; de même, Élisabeth cache sa grossesse jusqu'au moment voulu. Tous deux ont dû porter dans la solitude ce qui deviendrait le contenu principal de leur vie à venir. Les événements principaux mûrissent souvent dans le silence.
