RÉFLEXIONS pour Dt 25:1-19
Il vaut la peine de réfléchir au sens du mot « abominable » (v. 16). Si on le comprend dans son sens ordinaire, c'est assurément un mot très fort. Aucun de nous ne saurait être abominable aux yeux d'un Dieu aimant et miséricordieux. Ce mot désigne quelque chose d'inacceptable, d'impur, quelque chose qu'on ne peut toucher. Remarquons qu'il concerne celui qui trompe ses propres frères et se place ainsi hors de la communauté de l'Ancien Testament, hors du peuple de Dieu. Car Dieu ne sauve pas des individus isolés, mais un peuple. Dans le contexte du Nouveau Testament, le cercle des frères s'élargit considérablement : il ne se limite pas à l'Église du Nouveau Testament, mais englobe toute l'humanité, car le Christ est mort pour tous. Est donc abominable aux yeux de Dieu, c'est-à-dire inacceptable, le fait de commettre l'injustice envers les hommes en général. Et l'injustice prend bien des formes, elle ne se limite pas aux mesures fausses de poids et de volume.
