RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Ap 19:13

Le Christ se révèle à nous comme Roi. Et le nom de ce Roi est « Parole de Dieu ». Cette même Parole dont il est question dans le premier chapitre de l'Évangile de Jean, dans le merveilleux hymne à la Parole qui est « au commencement ». La personne même du Messie est inséparable de la Parole. Il est l'expression et l'incarnation de la Parole qui est « au commencement ». La Parole agit dans le monde d'abord par Lui ; Il est le centre de cette action de Dieu dans le monde qui procède de Dieu Lui-même, du Trône de gloire.

On connaissait déjà avant la venue du Christ la parole comme instrument de l'action de Dieu dans le monde qu'Il a créé. Le Poème biblique de la création va plus loin : dans le premier chapitre de la Genèse, il est question de la parole comme de l'instrument par lequel Dieu crée le monde. Mais dans ce même poème, « au commencement », il n'y a que Dieu, créant « le ciel et la terre », c'est-à-dire tout l'univers, le monde tout entier dans sa plénitude. Ici, il n'y a pas encore de parole ; ici, c'est le silence.

Dans l'Évangile, au contraire, « au commencement » est précisément la Parole, mais seul Dieu L'entend encore. C'est cette Parole, audible à Dieu seul, qui est entrée dans le monde par le Christ. Plus exactement, dans le Christ, parce qu'Il L'a contenue ; Elle est devenue pour Lui ce que devient le souffle de vie donné par Dieu pour tout homme qui entre dans le monde. C'est pourquoi l'apparition du Messie, l'entrée du Christ dans le monde, est devenue pour le monde un Jugement : il y a ici toute la plénitude de Dieu, mais perçue par l'homme et ouverte à lui.

Désormais, on ne peut plus s'excuser devant Dieu en disant que nous, hommes ordinaires, sommes loin de Lui, que nous ne pouvons Le contenir et donc ne pouvons Le connaître véritablement. Avec la venue du Christ, dans les relations avec Dieu tout devient réel et en plénitude. Et donc ces relations deviennent aussi Jugement. Un Jugement où chacun décide lui-même devant Dieu de son destin, car Dieu a envoyé Son Fils dans le monde pour sauver, non pour perdre. Et pourtant on peut périr, parce qu'on ne peut sauver personne de force.