RÉFLEXIONS pour 1Jn 1:5-2:2
Combien certains d’entre nous connaissent ce sentiment de peur et cette réticence à reconnaître leur péché et à le porter en confession… Il semble qu’après être tombé une fois encore, tu ne pourras plus te relever et que le Seigneur est bien lassé de tout cela. Peut-être aussi le prêtre auprès duquel tu te confesses… C’est précisément pour ces moments où il est difficile de regarder devant soi et vers le haut, vers Son visage, que furent prononcées les paroles que nous lisons aujourd’hui : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice » (1 Jn 1,9). Ces paroles sont destinées à nous rendre, ou à nous empêcher de perdre, ce don précieux de Dieu : la paix du cœur dont Il comble Ses enfants lorsque nous la Lui demandons. La paix est cet état de l’âme et de l’esprit dans lequel la communion avec Dieu n’exige pas un effort obligatoire ; nous n’avons pas besoin de nous forcer à nous mettre en prière ni d’accomplir de bonnes œuvres « contre nous-mêmes ». Dans cette paix, nous ressentons constamment la présence de Dieu, en remettant notre vie entre Ses mains bienveillantes. Et c’est précisément dans cet état que les paroles de Jésus : « ...celui qui vient à Moi, Je ne le jetterai pas dehors » (Jn 6,37), ne s’oublieront jamais ; elles nous aideront à nous relever encore et à Le suivre, réchauffés par Sa lumière.
