RÉFLEXIONS pour Jn 16:23-24 — le 22 novembre 2022

RÉFLEXIONS pour Jn 16:23-24

Serait-il donc vrai que l'on peut désormais tout demander dans la prière ? Pourtant, en Jn 15,7 nous lisons : « Si vous demeurez en Moi, et que Mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé ». Il apparaît donc que tout se rattache, en fin de compte, au Message de Jésus : on peut tout demander, mais à une seule condition, que nos désirs coïncident avec les désirs du Père céleste révélés dans la vie et le destin de Son Fils. Mais n'est-ce pas fixer ici un niveau trop élevé ? Assurément, il est élevé, parce qu'il est éternel et ouvre une perspective infinie et vertigineuse de développement personnel. Or ce dernier n'est possible que dans une sortie constante hors des limites de ses propres désirs, projets et réussites ; il suppose donc une ouverture constante à Dieu dans la prière et la vie quotidienne, ainsi qu'une croissance dans l'unité avec Lui jusqu'à Ses projets et Ses dimensions.

Quant à l'aisance matérielle et à la prospérité, il semble que, du point de vue de Jésus, ces choses ne soient que des moyens que l'on peut employer de diverses manières. En tout cas, elles ne sauraient guère être l'objet des désirs passionnés des disciples du Christ. Car ces choses, par elles-mêmes, ne nous rapprochent ni ne nous éloignent de Dieu. En fin de compte, certains ont plus de chance dans la vie, d'autres moins ; l'un peut devenir millionnaire, l'autre se retrouver au fond, mais l'essentiel, parmi toutes les circonstances possibles de la vie, reste la capacité de ne pas perdre la joie et l'optimisme nés du fait que nous sommes aimés de notre Père céleste. Et de regarder toute détresse ou tout succès seulement comme une nouvelle tâche : changer quelque chose en soi et autour de soi, chercher à comprendre Ses désirs et Ses décisions pour la tâche la plus grandiose qui s'appelle la vie humaine.