RÉFLEXIONS pour Is 7:1-25
Dans une heure difficile pour le roi, et pour tout son royaume, le Seigneur Lui-même, s’adressant au roi, lui propose de Lui demander un signe. Mais le roi ne profita pas de cette possibilité, et sa motivation paraît tout à fait pieuse, car le roi semble ne pas vouloir tenter le Seigneur, il semble prêt à se confier à Sa volonté. Pourtant, c’est l’inverse qui se produit, et en réalité le roi va contre la volonté du Seigneur précisément en refusant de La solliciter. Il existe donc une fausse piété, lorsque derrière nos raisonnements sur la « confiance en une volonté supérieure » peut se cacher le simple refus d’agir et de choisir. Ce n’est pas pour que nous croisions les bras et nous laissions porter par le courant qu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.
Ce qu’Achaz n’a pas voulu apprendre, Isaïe l’a annoncé au peuple : la prophétie de la naissance de l’Enfant, dont le nom même, Emmanuel (Dieu avec nous), signifie qu’avec Sa venue dans le monde adviendra une union de Dieu et des hommes inédite jusque-là.
Mais auparavant, de terribles et destructrices calamités doivent venir, et le prophète en parle directement. Et pourtant, c’est une prophétie sur l’Enfant, et une espérance est donnée au peuple. Un signe est donné que les calamités sont temporaires, et qu’il ne semblera pas toujours que le Seigneur s’est détourné du peuple.
