RÉFLEXIONS pour Ac 24:1-27
Il est peu probable que les anciens juifs aient véritablement condamné Paul pour son enseignement sur la résurrection des morts. Comme nous nous en souvenons, cette question l'avait déjà aidé une fois à briser l'unité de ses accusateurs, et l'on pourrait soupçonner ici Paul d'essayer de recourir encore une fois au même procédé. Mais, si nous examinons la situation de plus près, tous les problèmes de Paul viennent précisément de ce qu'il proclame le Christ vivant et ressuscité. Personne ne se serait offensé si Paul avait prêché la Loi. À cette époque, un assez grand nombre de personnes s'étaient converties du paganisme à la foi juive : les prosélytes. Personne n'exigeait d'eux une circoncision obligatoire ni l'observance exacte de la Loi de Moïse. Mais Paul apportait non pas une loi, des coutumes, des traditions ou une religion, mais l'Évangile : la nouvelle d'une vie réelle et vivante avec Celui qui est au-dessus du Temple et qui abolit la distinction entre Juifs et païens.
