RÉFLEXIONS pour Lv 17:1-16
L'une des interdictions les plus importantes de l'Ancienne Alliance, que l'on trouve déjà dans l'alliance « postérieure au déluge » conclue avec Noé, est l'interdiction de consommer le sang. Là comme dans la lecture d'aujourd'hui, il est souligné que la raison de cette interdiction tient au fait que la vie, l'âme de l'animal, est dans son sang. Comme nous le savons, le sang joue réellement un rôle essentiel et irremplaçable dans le fonctionnement de l'organisme : sa maladie ou sa perte équivaut à la perte de la vie. Ainsi, nous ne lisons pas aujourd'hui simplement l'énoncé d'un tabou rituel, mais l'affirmation par Dieu de Son pouvoir indivisible sur la vie et la mort. En effet, puisqu'Il est le Créateur et la source de la vie, Il en est aussi le maître. Lui seul peut permettre à l'homme de tuer des animaux pour s'en nourrir, bien qu'il n'en ait pas été ainsi au commencement, tout comme Il interdit de tuer un être humain. Pendant ce temps, chaque jour, des hommes tuent en toute légalité des milliers d'autres êtres humains par les avortements, les exécutions et les guerres, buvant devant le Seigneur des tonnes de sang humain. L'humanité n'assimile ce commandement qu'avec la plus grande difficulté. Quand comprendrons-nous enfin tous que nous n'avons pas le droit de tuer ?
