RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour 1R 15:1-34

Contrairement au dicton répandu selon lequel la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, après le règne impie d’Abiyya, le trône de Juda revint à Asa, qui aimait Dieu. Il semblerait qu’après les mesures qu’il avait prises pour éradiquer le paganisme, le culte du Seigneur aurait dû triompher de nouveau dans le royaume de Juda. Mais cela ne se produisit pas. Le mal païen s’était si profondément enraciné dans la Terre promise que même les longues années du règne pieux d’Asa ne suffirent pas à l’en délivrer.

Pendant une longue période, l’histoire de Juda ressemble à un pendule qui oscille du monothéisme au paganisme. Les rois, tantôt fidèles au Seigneur, tantôt Le reniant, tantôt bons, tantôt mauvais, sont issus d’une seule et même famille. C’est là l’une des leçons amères mais nécessaires : la frontière entre le bien et le mal ne passe pas entre les peuples, les familles et les tribus, et l’appartenance à une famille dont la réputation est établie ne rend pas mécaniquement une personne mauvaise ou bonne. Le choix se fait dans le cœur de chacun de nous et, même si nous ne sommes pas capables de débarrasser du mal le monde qui nous entoure, il est en notre pouvoir de nous tourner vers le bien et vers sa Source.