RÉFLEXIONS pour Mt 21:33-46
Jésus donne des sens nouveaux aux paroles anciennes. Il raconte à Ses adversaires l'antique parabole du prophète Isaïe (chapitre 5), dans laquelle l'ami d'Isaïe planta une belle vigne, mais où poussèrent des épines et des fruits sauvages. Pourtant, le sens fondamental de cette parabole change radicalement. Là, le Seigneur n'a pas reçu de fruits de Sa vigne parce que Son peuple n'accomplissait pas les exigences morales élémentaires de la loi : les hommes s'opprimaient, se tuaient et se trompaient les uns les autres, manifestant ainsi leur incrédulité et leur « ignorance de Dieu ». La parabole de Jésus, au contraire, s'adresse à des hommes justes et pieux, certains qu'eux-mêmes connaissent Dieu et Lui apportent les meilleurs fruits. Ici, la « stérilité » de la vigne vient de ce que ses « vignerons » ne savent pas croire : ils rejettent les prophètes et le Christ Lui-même. C'est Jésus Lui-même qui prend ici la place des exigences morales d'Isaïe : Il est Celui en qui le peuple du Royaume de Dieu doit porter du fruit ; Il est Celui pour qui toutes les vignes de la terre ont été plantées.
