RÉFLEXIONS pour Mt 16:13-20
Pour qui les gens prennent-ils Jésus ? Cette question se pose encore à chacun de nous, et les réponses que l’on entend sont diverses.
D’abord, Il interroge les disciples sur les opinions qui circulent dans le peuple. Les opinions rapportées par les disciples diffèrent, au fond, par le nom mentionné, mais elles se ramènent toutes à voir en Jésus un grand prophète. Et cette opinion, à vrai dire, n’a pas disparu, car le maximum que les gens puissent conclure, en regardant de loin, c’est qu’Il est prophète. À notre époque, on ajouterait d’autres définitions, par exemple « grand maître », etc. Mais, jusqu’à un certain moment, toutes ces définitions relèvent de l’information abstraite.
Puis Il demande aux disciples leur opinion personnelle, et cette question nous est adressée à tous. Ici cesse la théorie nue, et vient l’heure du choix. De celui que je reconnais être le Christ dépend la manière dont je vais vivre.
C’est pourquoi la confession de Pierre ne fut pas seulement sa reconnaissance personnelle de Jésus comme Christ, Fils de Dieu. Par sa bouche, tous les apôtres ont confessé le Christ, et à cette confession se joignent les disciples de tous les temps et de tous les peuples. Ce ne sont pas la chair et le sang qui l’ont révélé à Pierre : cela signifie que ce ne sont ni les réflexions ni les traditions humaines, mais le Père céleste. Les réflexions humaines peuvent mener jusqu’au seuil de la vérité, mais c’est le Seigneur Lui-même qui nous aide, mystérieusement et imperceptiblement pour la perception ordinaire, à franchir ce seuil.
