RÉFLEXIONS pour Mt 14:22-36
En lisant les récits de miracles, nous devons comprendre qu’ils ne sont pas moins chargés de sens ni moins adressés à nous, lecteurs, que les paroles directes de Jésus lorsqu’Il enseigne aux disciples « comment vivre ». Ils n’ont jamais pour but de frapper l’imagination du lecteur (« Ah ça alors... incroyable ! »), d’autant plus que le lecteur moderne n’est pas moins sceptique que l’ancien. C’est pourquoi, au centre de ce récit, il n’y a pas le miracle (« Le Christ savait marcher sur l’eau ! »), mais d’abord Jésus Lui-même, futur vainqueur de la mort (l’eau étant le symbole du chaos et de la mort), et ensuite la foi comme réalisation des relations entre le Christ et Son disciple. L’un et l’autre nous concernent directement. Le miracle ne s’accomplit pas seulement sur les pages de l’Évangile : la victoire du Christ sur la mort, la victoire de la foi sur l’absurde et le chaos, voilà le miracle qui se produit dans la vie de chaque disciple, indépendamment de sa capacité à marcher sur l’eau.
