RÉFLEXIONS pour Rm 7:11
Lorsque des parents répètent à leurs enfants : « aide ta grand-mère, balaie le sol » ou « tu ne peux pas jouer tant que tu n'as pas fait tes devoirs », ils ne cherchent guère à faire du balayage ou des devoirs l'occupation quotidienne principale. Ce n'est pas du tout leur but. Car ce qu'ils veulent transmettre avant tout à leurs enfants, c'est un système de priorités, une idée de ce qui est moins important et de ce qui l'est davantage. En particulier, que balayer le sol est une manière d'aider la grand-mère. Et aussi qu'étudier est plus important que s'amuser, parce que l'instruction les aidera plus tard à nourrir leurs propres enfants. Dans l'idéal, nous espérons que nos enfants devenus adultes, ayant assimilé le système de valeurs qu'ils reçoivent de nos interdictions et de nos encouragements, apprendront eux-mêmes à déterminer de quelle manière il est préférable, maintenant, d'aider celui qui a besoin de notre aide. Non seulement parce qu'un jour nous ne serons plus auprès d'eux, mais simplement parce que nous voulons que leur personnalité grandisse dans la plénitude de la liberté et de la responsabilité.
Imaginons maintenant une telle situation : un petit-fils déjà grandi vient chez sa grand-mère, qui l'attend avec impatience. Mais au lieu de s'asseoir et de parler avec elle, d'écouter ses plaintes sur sa santé et de lui raconter sa vie, il se met à laver la vaisselle, à ranger, etc. On ne peut pas dire que ce soit mauvais. Il semble l'aider, bien qu'en réalité l'importance et la valeur de sa venue pour elle ne soient pas là du tout ; elle attendait de lui tout autre chose, de la participation et du soutien. Et quel est le résultat : une grand-mère bouleversée et un petit-fils blessé par son ingratitude.
Nous voyons ici comment une disposition importante et juste, destinée à construire le lien entre les enfants et les personnes âgées, est devenue un mur entre eux. En un sens, c'est bien cela que l'Apôtre veut dire lorsqu'il dit que « le péché, saisissant l'occasion par le commandement, m'a séduit et m'a fait mourir par lui ». Cela n'annule pas en soi la sainteté même du commandement, mais nous montre comment, en déformant son essence, on peut transformer le saint en pécheur.
