RÉFLEXIONS pour Mt 25:31-46
Les critères du Jugement décrits dans cette parabole surprennent et troublent encore aujourd’hui les croyants comme les incroyants. Il n’y est pas dit un mot de la foi au sens habituel du terme. Rien sur les confessions, les partis ou l’idéologie. Rien sur les « péchés » — là encore, au sens ordinaire. Rien sur les actes religieux, les rites, la prière ou l’Église. Il ne s’agit même pas du Christ tel que nous nous Le représentons : les sauvés comme les condamnés s’étonnent sincèrement, convaincus de ne L’avoir jamais rencontré. Il s’agit uniquement de ceux qui nous empêchent toujours de « croire », de « prier », de « nous sauver » : les personnes qui nous entourent. Et de nous en tant qu’êtres humains. Il s’agit de l’humanité qui se manifeste dans les relations entre les hommes. Ici, au Jugement dernier, ces relations prennent soudain des proportions inimaginables, véritablement « religieuses » : l’humanité de l’homme devient la mesure de sa parenté avec Dieu, par l’Homme Jésus-Christ.
