RÉFLEXIONS pour Mt 21:21-22
Quel lien y a-t-il entre le figuier desséché et les paroles du Sauveur sur la foi ? Et pourquoi Jésus traite-t-Il avec tant de dureté l'arbre rencontré sur le chemin ? Après tout, dans la nature tout se produit en son temps ; s'en offenser ou s'en fâcher est absurde. Et pourtant, il s'agit du Royaume. De ce Royaume qui accompagne Jésus partout. Or dans le Royaume il n'y a pas de changement des saisons au sens où nous l'entendons. Et les fruits peuvent apparaître sur l'arbre à n'importe quel moment. Plus exactement, au moment où celui qui s'approche de l'arbre en a besoin. S'ils n'y sont pas, cela ne signifie qu'une chose : l'arbre ne vit pas selon les lois du Royaume, mais selon celles du monde non transfiguré. Un monde où il n'y a pas de vraie vie. Au fond, les paroles du Sauveur ne font que constater un fait triste : le figuier n'est pas entré dans le Royaume. Pourquoi ? La question reste ouverte, et elle le restera sans doute jusqu'à la fin des temps. Mais la question des disciples et la réponse du Sauveur sont réellement très intéressantes. Car il s'agit précisément de ce qui peut permettre à l'homme d'éviter le destin du figuier desséché : la foi. La foi est une notion ample ; elle inclut la fidélité, la confiance et la certitude de la justesse du chemin choisi. Mais à la base de tout se trouvent la volonté, le choix et la résolution, ce qui constitue le fondement de la vie spirituelle. C'est cette volonté et cette résolution qui déterminent ce que l'homme sera devant Dieu et devant les hommes, et dans quelle mesure le Royaume s'ouvrira à lui. Et Jésus attire l'attention de Ses disciples sur un aspect très important de la volonté, comprise non comme un effort psychique, mais comme un acte spirituel : elle est indivisible. La foi véritable, comprise précisément comme volonté spirituelle, est toujours égale à elle-même ; les notions de « plus » ou de « moins » n'ont pas leur place ici. Elle peut être minuscule du point de vue du monde non transfiguré, « comme un grain de moutarde », mais en elle se trouvent toute la plénitude du choix spirituel et tout le potentiel spirituel de l'homme, qui peut accomplir des miracles. Et, bien sûr, ouvrir à celui qui marche la route du Royaume.
