RÉFLEXIONS pour Ex 7:1-25
Au cours des prochains jours, nous lirons l'un des récits bibliques les plus connus et les plus étranges : l'histoire des « plaies d'Égypte ». Pourtant, bien des générations d'Israélites, tout comme nombre de nos contemporains de différents peuples, n'y verraient sans doute rien d'étrange. Dieu protège les Siens et se montre impitoyable envers les étrangers. Seuls les récits chrétiens semi-folkloriques sur les tourments des pécheurs en enfer peuvent rivaliser avec la cruauté des « plaies » : là aussi, une cruauté raffinée envers les méchants sert de contraste à la béatitude des justes. Mais si, dans toute cette histoire, nous regardions non pas ce côté, véritablement terrifiant, mais précisément son envers ? Dans l'esprit des anciens auteurs de l'Exode, le châtiment de l'Égypte soulignait justement l'amour de Dieu pour Son peuple. Quelqu'un a donné un exemple qui me paraît très juste : imaginez que, sur une aire de jeux, un garçon plus âgé maltraite un petit enfant. Que peut opposer celui-ci à son agresseur ? « Mon papa, dit-il, est si fort et il m'aime tellement qu'il va te réduire en bouillie, t'écraser contre le mur... », et ainsi de suite. Qu'est-ce qu'Israël, encore en formation, pouvait opposer à l'immense empire égyptien ? Seulement son Dieu ; et Dieu montrerait à l'oppresseur toute Sa force et toute Sa fureur, tant Il aime Son enfant.
