RÉFLEXIONS pour Jc 4:12
L'apôtre Jacques entend par la forme même de la question que l’homme ne doit non seulement pas, mais n’est simplement pas aussi dans l'état de juger le prochain. D'une part, juger le prochain signifie s'approprier du droit appartenant seulement au Créateur. D'autre part, cela signifie tenter de faire ce que nous ne pouvons pas.
Avons-nous le droit d’avoir notre opinion sur les actes d’une autre personne? Certainement, oui. Mais alors il ne nous est évidemment pas donné le droit de juger l'autre : on parle de cela non seulement dans ce verset de l’épître de Jacques, mais aussi dans quelques passages évangéliques, avant tout dans le sermon sur la Montagne. Où est donc la différence?
Probablement, dans quel statut nous nous approprions nous-mêmes de plus. Notre opinion est et reste notre opinion, l’opinion ne prétend pas à la justice absolu. Mais alors, quand nous jugeons, nous prenons la position du porteur de la connaissance absolue sur la vérité et la justice (il est naturel qu’avec une telle position nous condamnons plutôt que ne jugeons!). Mais seul Dieu peut avoir une telle position, et c’est de cela que nous rappelle l’apôtre Jacques. Il convient encore de se rappeler ici que Dieu n’est pas seulement le Législateur et le Juge, mais aussi l'amour parfait, c'est pourquoi nous pouvons espérer en Son jugement (Ps. 119:43). Les jugements des hommes ne sont jamais exécutés avec amour, on peut seulement avoir peur d’eux.
