RÉFLEXIONS pour 1S 28:1-25 — le 1 février 2022

RÉFLEXIONS pour 1S 28:1-25

Dans la scène où Saül s’adresse à la nécromancienne d’Endor, nous pouvons facilement voir quelque chose de très semblable à nos propres actes. Saül sait bien qu’il ne faut pas aller voir les nécromanciennes ; il les a lui-même toutes chassées, mais voilà qu’un besoin pressant survient et qu’il court en chercher une. Et qu’y avait-il de si pressant ? La guerre est imminente, la peur est dans son cœur, et Dieu ne répond pas. Il semblerait que si Dieu Se tait, cela signifie bien quelque chose ; pour une raison quelconque, Il ne veut pas parler. Si quelqu’un ne veut pas communiquer avec moi, il est fort probable que je sois coupable de quelque chose envers lui. Il faut alors clarifier la relation, demander pardon et rétablir le lien rompu. Mais non, Saül, comme nous dans de telles situations, cherche une autre voie. Dieu ne veut pas communiquer avec moi ? Je vais donc Le forcer ; je ne L’approcherai pas directement, mais j’entrerai « par la porte de derrière ». J’obtiendrai l’information, la puissance ou la santé dont j’ai besoin selon mes conditions. On peut même mentionner le Seigneur, jurer par Lui comme Saül, ou réciter quelque prière canonique comme le recommandent aujourd’hui divers « mages » — et le tour est joué ! Non, la lecture d’aujourd’hui nous montre qu’avec Dieu de telles manœuvres ne fonctionnent pas. Il est immuable et, pour que notre relation avec Lui change, c’est nous qui devons changer !