RÉFLEXIONS pour Mc 5:21-43
Les évangélistes placent toujours ces deux épisodes ensemble. Il est ici question de l’une des vertus chrétiennes : l’audace confiante. Dans le cas de la femme atteinte d’un flux de sang, cette audace touche non seulement à la hardiesse, mais au crime : selon la Loi de Moïse, cette femme est impure et ne peut pas toucher les gens ; or voici qu’elle touche le Maître. On peut imaginer ce qu’il lui en a coûté d’avouer son acte. Mais le Seigneur n’appelle pas cela un crime ni une offense, mais la foi : « Ta foi t’a sauvée ». Le second exemple parle lui aussi d’une telle foi « au-delà de toute espérance ». On annonce au chef de la synagogue que, pendant qu’il était allé chercher le Maître, sa fille est morte, qu’il n’y a plus d’espérance. Mais là encore le Seigneur parle de foi : « Crois seulement ! ». Ces deux épisodes doivent encore aujourd’hui transformer radicalement, bouleverser nos représentations de la foi, de la prière, de la « politesse » envers Dieu. Car pour Lui il n’existe ni conventions ni étiquette : il n’y a que la foi ou l’incrédulité, l’amour ou le manque d’amour.
