RÉFLEXIONS pour Mc 11:27-33 — le 13 janvier 2022

RÉFLEXIONS pour Mc 11:27-33

Que peut-on répondre à une question lorsque la réponse est assez évidente ? On peut répondre franchement. On peut tenter de tromper son interlocuteur. Ou bien on peut simplement garder le silence lorsque l’on ne veut pas reconnaître l’évidence, mais que ses convictions ne permettent pas de mentir. Dans notre monde déchu, le silence est parfois vraiment d’or. Mais pas toujours. Jésus se tait lorsqu’Il ne voit aucun sens à répondre, comprenant que personne n’attend sérieusement de Lui une réponse. Ses interlocuteurs, eux, se taisent parce qu’ils n’osent pas répondre sur le fond. Dès lors, peu importe ce qui les retient : la peur du peuple ou la crainte de révéler leur propre insuffisance théologique ou religieuse. Ce qui importe, c’est que leur réponse comporte de la duplicité, absolument incompatible avec une recherche honnête de la vérité. Cela seul suffit à fermer à l’homme le chemin du Royaume. Jésus ne converse jamais pour le seul plaisir de converser ; Il n’a pas besoin de la controverse pour elle-même et ne Se donne pas pour but de prouver à qui que ce soit qu’Il a raison. Sa tâche est tout autre : sauver le plus grand nombre possible d’hommes en les faisant participer à la vie du Royaume qu’Il a apporté dans le monde. C’est pourquoi Il refuse de répondre à la question des pharisiens. Il ne voit aucun sens à un échange de répliques qui ne sauvera personne et n’aidera personne.