RÉFLEXIONS pour 1S 8:1-22
Samuel dut éprouver la même chose qu’Éli : ses fils se révélèrent indignes. On pourrait y voir un nouvel argument contre la transmission héréditaire rigide des fonctions les plus importantes. Mais les anciens tirent la conclusion opposée : il leur faut un roi, c’est-à-dire un souverain héréditaire.
Le désir des anciens d’avoir une forme de gouvernement « comme les autres nations », c’est-à-dire comme les païens, est révélateur. L’instauration de la monarchie constitue un nouvel éloignement des Israélites de leur vocation, le signe de leur refus d’appartenir au Seigneur seul. C’est pourquoi le Seigneur n’approuve pas ce projet.
Mais, sans l’approuver, Il reconnaît aux hommes leur liberté, y compris dans le choix des formes d’organisation sociale et politique, et permet à Samuel d’accéder au souhait du peuple. Samuel avertit d’avance des aspects négatifs du régime désiré par le peuple. Pourtant, le désir de devenir « comme tout le monde » est si fort que les Israélites ne trouvent pas les inconvénients de la monarchie trop coûteux.
Néanmoins, l’avertissement prophétique sur les conséquences a été prononcé, et le peuple est placé devant la nécessité de répondre de son propre choix.
