RÉFLEXIONS pour 1S 2:1-36
Samuel, que le Seigneur avait donné à sa mère, Lui est rendu pour Le servir. Désormais, toute la vie de Samuel sera consacrée à Dieu, et il accomplira dignement son ministère. Pourtant Samuel n'est pas issu d'une lignée sacerdotale, tandis qu'Hophni et Pinhas, qui possèdent par naissance le droit au sacerdoce, déshonorent leur origine.
Il ne suffit pas de posséder un droit héréditaire à quelque chose ; ce droit peut être retiré lorsque la manière de vivre ne correspond pas au don reçu en héritage. De même, une piété traditionnelle héritée des ancêtres mais devenue purement formelle ne permettra pas d'être justifié sans une véritable fidélité à Dieu.
Anne, qui avait donné au Seigneur l'enfant si longtemps attendu, reçut de nombreux enfants. En donnant Samuel, elle n'espérait aucune récompense et ne comptait rien demander en échange. La profondeur de sa confiance en Dieu n'en apparaît que davantage. Ce n'est pas un hasard si sa prière rappelle le cantique de Marie conservé par Luc : « Mon âme magnifie le Seigneur. » L'ouverture d'Anne au Seigneur préfigure l'ouverture de Marie et sa confiance totale en Dieu.
