RÉFLEXIONS pour Lc 1:37-38
Ces paroles sont dites en un moment tout à fait particulier, l'Annonciation, lorsque l'Ange appelle la Vierge Marie à devenir Mère du Fils de l'homme. C'est ici même que la Vierge Marie prononce les paroles qui deviennent décisives dans les relations entre Dieu et l'homme: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole». Son trouble sur la manière dont cela peut se produire reçoit sa réponse dans l'indication de la toute-puissance de la Parole divine, et c'est sur cette Parole qu'elle s'appuie.
Dieu crée le monde par la parole, Dieu le soutient par la parole. Cette parole est toute-puissante... tant qu'elle ne rencontre pas la volonté humaine. La puissance de Dieu est la puissance de l'amour qui renonce à la force, de l'amour qui peut sembler impuissance lorsque Dieu, siècle après siècle, adresse et adresse encore sa parole aux hommes, au lieu d'employer la force. Mais l'histoire biblique montre que cette parole n'est pas sans puissance: l'humanité parcourt son chemin, changeant d'alliance en alliance, de prophétie en prophétie, sous l'action de la parole de Dieu. Et finalement, Dieu lui-même vient dans ce monde comme Parole faite chair, non comme force, mais non plus dans l'impuissance.
Comme il est important que nous consentions à cette «non-impuissance» de la Parole de Dieu, que nous espérions en elle! Alors se produit la rencontre de l'amour de Dieu et de notre foi; alors le Christ naît et grandit dans notre coeur, comme dans le sein de la Vierge de Nazareth.
