RÉFLEXIONS pour He 1:1-14
Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul donne des exemples de la foi de l’Ancien Testament et propose une interprétation très intéressante du comportement d’Abraham. Peut-être nous semble-t-il parfaitement évident, à nous qui avons grandi dans une culture chrétienne, que si nous croyons en Dieu, nous croyons aussi à la résurrection des morts. Pourtant, même à l’époque de Paul, cela n’allait nullement de soi. À plus forte raison n’était-ce pas évident au temps d’Abraham. À strictement parler, Abraham n’avait aucune raison particulière de croire à la résurrection. Pour un homme de son époque et de sa culture, l’immortalité s’obtenait précisément dans ses enfants ; Abraham ne pouvait imaginer aucune autre continuation de la vie. Mais Paul dit qu’Abraham avait une telle confiance en Dieu, qui avait promis qu’Isaac serait le père d’un grand peuple, qu’il ne douta pas une seconde que la promesse serait accomplie, même si Isaac était offert en sacrifice. Comment cela pouvait-il se faire ? Est-il vraiment important de savoir comment ? Abraham ne réfléchit pas à la manière dont cela se produira ; il accepte simplement comme un fait que les paroles de Dieu ne peuvent se contredire—et que, par conséquent, elles s’accorderont d’une manière ou d’une autre... Et cette confiance lui est comptée comme justice.
