RÉFLEXIONS pour Lc 6:9
Les discussions sur le sabbat sont presque la plus aiguë des contradictions entre le Seigneur Jésus-Christ et les pharisiens et les docteurs de la loi, et ce n'est pas un hasard. Il ne s'agit pas de choses évidentes, mais de ce que signifie obéir au commandement de Dieu. Dans toute communauté religieuse, les commandements ont tendance à se transformer en prescriptions rituelles dont l'accomplissement a une valeur en soi. De plus, une telle approche du commandement exige de la casuistique: comment exactement l'accomplir, ce qui est permis alors et ce qui ne l'est pas. C'est ce qui est arrivé au commandement du sabbat: il existait une tradition orale détaillant toutes les subtilités de l'observance du jour saint. Jésus n'entre manifestement pas dans ces cadres. Il demande directement aux docteurs de la loi à quoi sert le commandement de Dieu: à faire le bien, ou l'inverse? Pour Lui, la réponse « à ne rien faire » est manifestement inacceptable. C'est d'ailleurs ainsi que beaucoup de croyants formulent encore aujourd'hui le but de leur vie: « ne rien faire de mal ». Mais si nous prenons soudain conscience que le commandement est donné pour le bien, alors il faudra peut-être faire ce bien le sabbat, le dimanche et les autres jours...
