RÉFLEXIONS pour Lc 7:11-16
Le Christ est venu à nous pour partager les expériences les plus importantes de notre vie quotidienne. Il se réjouit avec le fiancé et la fiancée lors des noces, Il partage la douleur d'une mère qui a perdu son fils. Et c'est depuis toujours, et ce sera toujours, ce qui nous unit, nous et Dieu. Pensons au Psautier. C'est un livre de communion dans la prière, mais de quoi parle-t-il ? Du cœur qui exulte, de l'âme qui pleure, de l'intelligence qui loue le Seigneur. Il est très important de comprendre que nous ne rencontrons Dieu que lorsque nous Le laissons entrer dans nos expériences les plus simples, et donc les plus authentiques sur le plan existentiel.
Nous ne savons rien de la veuve de Naïn, ni de la personne qu'elle était. Mais cette ignorance ne diminue pas le récit ; au contraire, elle l'élargit et fait de chacun et chacune de nous un de ses participants. Comme nous aimerions parfois en savoir davantage sur les personnages de l'Évangile, devenir proches d'eux. Mais cela ne nous est pas donné. En revanche, il nous est donné de compléter en quelque sorte le récit sacré par notre propre vie. De le vivre à nouveau, en construisant pour nous-mêmes une certaine unité. Mais tout le monde n'est pas appelé à perdre son fils unique, n'est-ce pas ? Certes, mais en vivant dans la prière la prise d'une école par des terroristes et le meurtre de centaines d'enfants innocents, ou en apportant notre aide dans un hôpital où des enfants meurent du cancer, il nous est donné de vivre cela dans le Christ.
