RÉFLEXIONS pour Mc 4:1-9
Dans leur polémique contre les croyants, les athées utilisent souvent comme argument diverses données statistiques. Par exemple, ils comparent le nombre de croyants selon les enquêtes statistiques dans les académies et les universités avec le pourcentage de croyants dans l’ensemble du pays, et montrent que le premier coefficient est beaucoup plus faible que le second, ce qui, disent-ils, témoignerait du fait que la foi est le lot des gens sans instruction. La parabole que le Seigneur nous raconte dans la lecture évangélique d’aujourd’hui montre toute l’absurdité de ce genre de calculs. Une petite semence, insignifiante, imperceptible... beaucoup de semences semblables périssent, mais lorsqu’elle est déposée dans une terre favorable, elle donne un fruit qui dépasse de nombreuses, très nombreuses fois sa propre taille.
Dans l’Antiquité, une récolte sept fois plus grande était considérée comme très importante ; le Christ, Lui, parle d’une récolte de trente, soixante et cent pour un. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’une hyperbole propre au langage des paraboles. Peut-être. Mais peut-être cela témoigne-t-il de combien les lois de l’esprit diffèrent des lois de la nature matérielle, de combien elles sont plus remplies de grâce et plus bénies. Pensez-y : à notre origine se tiennent un seul Christ et douze hommes. Et combien sommes-nous maintenant ! Alors trente, soixante et cent vous paraîtront non pas une exagération, mais une modeste sous-estimation.
