RÉFLEXIONS pour 1Co 15:12
Dès même les premiers temps les gens devinaient du fait que la mort physique n’est pas du tout la fin de l'existence de l’homme. Quelques idées sur la mort étaient déjà aux gens à l'époque paléolithique. Mais, quand ça concerne le Christianisme, il ne s’agit pas de la mort, mais de quelque chose de qualitativement différent — de la résurrection. Semblerait-il la différence n’est pas grande. Mais il semble ainsi seulement à première vue. En effet, toute représentation sur la mort, que ce soit sur l'existence post-mortem de l'ombre, ou les âmes suppose que l’homme ne vivra déjà plus une vie pleine après la mort physique.
Certes, la distance est très grande entre la représentation de l’antiquité sur le monde des ténèbres, sur le royaume de la mort, où tous sont égaux et où il y a seulement une ressemblance de la vie, et les doctrines des récompenses posthume, de la bonne et de la mauvaise mort, typique pour de telles civilisations, comme la civilisation égyptienne ou grecque, spirituelle, et même historique. Mais même les idées propres à la philosophie grecque de l’immortalité de l’âme ne supposaient pas une vie pleine après la mort : car il restait de l’homme seulement l'âme, seulement l'idée et la conscience, et tout le reste restait dans la terre avec le corps quitté au moment de la mort. Certes, ce n’est pas le monde des ténèbres, où la conscience point à peine et où il n'y a pas de place ni pour les idées, ni pour les mémoires, mais tout de même on ne peut parler ici de la vie ne serait-ce dans sa plénitude très relative, qui est propre à l’homme déchu dans le monde déchu.
D'ailleurs, pour les philosophes grecs, desquels plusieurs après Platon considéraient le corps seulement comme la prison de l’âme, une telle insuffisance était plus préférable à la vie dans le corps. Mais voici la Bible dès le début oriente l’homme pas tant sur l'existence après la mort, autant sur l’aversion complète de la mort. Cela ce n'est pas étonnant : car personne des auteurs des livres bibliques ne regarde le corps comme une prison de l’âme. Et la plénitude de la vie pour eux suppose la vie dans le corps.
Mais, comme on voit, un tel regard semblait étrange aux païens récemment convertis à Christ. Ils imaginaient probablement le Royaume comme une certaine habitation des âmes pieuses, quelque chose comme le paradis médiéval orthodoxe ou catholique. Mais Paul ne se fatigue pas de leur rappeler que le Royaume n’est ni le paradis, ni l’Elysium et ni le terrain d’Osiris. Le Royaume est une nouvelle vie dans toute sa plénitude, spirituelle et corporelle. Dans cette même plénitude, que s'est révélée la vraie plénitude de la vie du Christ ressuscité.
