RÉFLEXIONS pour Jn 19:31-37
En demandant que l’on brise les jambes des crucifiés, les Juifs font preuve d’une inconséquence apparemment étonnante. Pour le Romain Pilate, c’était un nouveau témoignage du zèle religieux des habitants de la Palestine, un zèle qui confinait à la folie. La situation semblerait tout aussi étrange de nos jours. Un criminel que l’on avait eu tant de peine à accuser et à condamner à mort aurait dû souffrir aussi longtemps que possible et subir jusqu’au bout le châtiment qui lui était réservé. Pourtant, pour des raisons religieuses étranges et incompréhensibles à un païen non initié, on voulait alléger son supplice en y mettant fin prématurément. Mais il s’avère que Jésus est déjà mort. Le Christ meurt avant les autres malfaiteurs suspendus à Ses côtés. Il apparaît que les craintes des Juifs étaient vaines : le dangereux criminel qu’ils avaient condamné n’était pas un roi puissant, mais seulement un homme solitaire qui ne possédait même pas assez de force physique pour tenir jusqu’à la fin du supplice. Pour les chrétiens, cependant, cette faiblesse du Christ révèle le profond mystère de l’Homme-Dieu.
