RÉFLEXIONS pour 1Co 7:12-13
Pourquoi Paul insiste que les familles, où l’un des époux est chrétien, devraient être si possible préservées, même si une autre partie est éloignée de la foi? Bien sûr, on aurait pu tout expliquer par la valeur de la famille, comme telle, et la volonté de préserver cette famille, si seulement il y a ne serait-ce qu’une toute petite chance. On pourrait se rappeler et de l'interdiction au divorce, dont le Sauveur Lui-même en parle. Mais en effet, cette interdiction ne concerne que les chrétiens eux-mêmes. Même la Torah, en principe, admet le divorce, bien que dans des cas particuliers, et pas trop volontiers.
Quant aux païens, il n’y a pas aussi ici de problèmes du point de vue de la Torah: bien que la Torah reconnaisse comme une réalité le mariage entre les païens, elle n’inflige bien sûr dans ce cas aucune interdiction et restriction sur le divorce dans ce cas. Mais pourquoi donc avec tout cela l'apôtre insiste sur le fait qu’il faille si possible tout de même préserver le mariage entre le chrétien et le non croyant (ou le contraire)? Selon ses propres mots, la principale tâche du chrétien dans une telle situation est d’initier l'autre partenaire dans le mariage à la vie du Royaume. Bien sûr, le témoignage joue ici un immense rôle.
Mais le témoignage notamment dans la famille s’avère la tâche la plus complexe, et si, selon les mots du Sauveur, il est parfois particulièrement difficile au prophète dans sa ville natale et dans sa propre maison, alors Ses mots sont tout à fait aussi applicable au témoignage chrétien. Mais en effet, le christianisme n’est pas une religion, à laquelle il faut se tourner, mais la vie, à laquelle il faut se joindre.
L'essentiel ici est de ne pas changer la conception du monde de l'époux (épouse), mais lui faire sentir ce que c'est le Royaume. Ce Royaume, qui dans le cas normal est toujours présent dans la vie du chrétien. Et qui dans le cas normal le chrétien peut diviser toujours avec celui qui côte à côte. Et alors le résultat peut s’avérer le plus inattendu. Et la famille, dans laquelle le chrétien était initialement l’un des deux, peut réellement devenir totalement chrétienne.
