RÉFLEXIONS pour Jn 8:31-42 — le 29 mai 2021

RÉFLEXIONS pour Jn 8:31-42

Tous les Juifs se considèrent comme des « enfants d’Abraham », et tout Juif croyant est prêt à affirmer sa fidélité à Moïse. Il en était ainsi aux temps évangéliques, auparavant aussi, avant la venue du Christ dans le monde, et aujourd’hui encore rien n’a changé à cet égard dans la conscience juive. Or Jésus semble mettre en doute des choses évidentes pour tout Juif. Il parle d’esclavage, et on Lui répond que les enfants d’Abraham n’ont jamais été esclaves de personne. Il ne s’agit pas seulement du fait qu’Israël n’a effectivement jamais connu l’esclavage sous sa forme classique, gréco-romaine ou égyptienne, mais aussi du fait que quiconque est fidèle au Dieu d’Abraham et à la Torah de Moïse est libre par définition. « Nous sommes les enfants de Dieu, nous ne sommes pas des enfants de la prostitution », disent à Jésus ceux qui L’écoutent. Il ne s’agit pas de prétendre qu’Israël ignorait totalement la débauche, ce qui est malheureusement loin d’être le cas, mais de dire que quiconque appartient au peuple de Dieu est l’enfant spirituel du Dieu auquel il appartient dès sa naissance. Jésus parle d’autre chose. Il ne vise pas l’aspect extérieur, religieux, de la question, mais son essence spirituelle. Vous ne connaissez pas l’esclavage, vous n’êtes pas esclaves ; mais si vous êtes esclaves du péché, de quelle liberté peut-on parler ? Vous dites de vous-mêmes que vous êtes les enfants d’Abraham. Mais Abraham savait écouter et entendre Dieu ; il ne plaçait pas les coutumes et les traditions chères à son cœur au-dessus de la parole de Dieu, au-dessus de la révélation. Et vous ? Vous dites que votre Père est Dieu, déclare Jésus à Ses auditeurs, mais Il est aussi Mon Père ; pourquoi donc ne recevez-vous ni Moi ni ce que Je dis ? Vous avez pourtant eu bien des occasions de vous convaincre que Je suis venu de Dieu. Alors quoi ? Ceux qui écoutent Jésus n’ont rien à répondre à ces questions. Et ils continuent d’accuser et de douter, comme le font si souvent ceux qui n’ont rien à répondre sur le fond.