RÉFLEXIONS pour Jn 6:30-35
Dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, nous pouvons voir un comportement naturel, commun à tous les hommes. Le peuple, dont la faim a été rassasiée et qui écoute les paroles du Seigneur sur le pain de Dieu « qui descend du ciel et donne la vie au monde », demande fort légitimement que ce pain ne s’épuise jamais. À plus forte raison s’il s’agit du pain qui « donne la vie au monde » ! Comme cela ressemble à la rencontre de Jésus avec la Samaritaine (voir Jn 4:5-30). Cette femme, entendant parler d’une eau qui apaise la soif au point qu’on n’aura plus jamais soif, demande à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. » Comme nous, les êtres humains, nous nous ressemblons dans nos désirs ! Lorsque nous entendons parler de quelque chose de miraculeux, nous voulons l’obtenir et y avoir directement part, surtout lorsqu’il s’agit d’un avantage immédiat. Ainsi, on peut trouver en chaque personne cette soif du pain et de l’eau miraculeux qui donnent la vie. Dans les deux cas, le Seigneur prononce ces paroles étranges : Il est Lui-même le pain dans un cas et l’eau dans l’autre. Le caractère inattendu de ces paroles et leur sens peuvent conduire l’homme à un autre niveau, plus profond.
