RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Jon 2:8

A première vue, à peine le Dieu d’Abraham et de Moïse semblera à quelqu'un, miséricordieux, surtout si on s'oriente sur Son image de l'Ancien Testament. Mais est-ce que nous comprenons correctement ce que c'est cette miséricorde, dont parle le prophète? Par miséricorde nous sous-entendons le plus souvent une certaine indulgence, la volonté de pardonner à quelqu’un ses faiblesses non pas par amour pour lui, mais par indifférence des péchés qu’il a commis, peut-être dans le secret espoir qu'un jour on nous «pardonnera» aussi indulgemment nos péchés et nos faiblesses.

Le Dieu d'Israël n'est pas comme ça : Il est exigeant et, selon la parole des Saintes Ecritures, «jaloux», non parce qu'Il ait besoin de l’adoration de qui que ce soit, mais parce que autrement, si l’homme ne se rend pas dans Ses mains entièrement, sans réserve et sans regarder en arrière, Il ne pourra pas purifier et sanctifier une telle personne, et donc, ne pourra pas aussi le joindre à la vie nouvelle, à la vie de Son Royaume. Cette tâche est bien sûr incompatible avec la miséricorde, comme nous la comprenons assez souvent.

Mais avec ce sens, dans lequel le mot «miséricorde» est utilisé dans les livres bibliques, notre compréhension de la miséricorde n'a rien de commun. La miséricorde dans la Bible est la volonté de faire à quelqu’un plus que ce sur quoi il a droit d'après la loi ou l'accord, bien plus que ce qu’il est obligé de faire. Une telle volonté est aussi possible lorsque l'affaire concerne des relations entre les hommes, elle s’est avérée assez souvent pour ceux recevant l'aide un vrai salut dans des situations difficiles et parfois critiques.

Quand cela concerne Dieu, Sa miséricorde est pour l’homme le seul espoir. Seul parce qu'après la chute l’homme a perdu tous droits à tout sorte de futur proprement humain, étant beaucoup plus proche du monde animal, que de Dieu, à l'image duquel il était créé. À l'échelle moins globale, ayant en vue seulement la seule histoire du peuple de Dieu, on pourrait dire que ce peuple a perdu le droit sur tout ce qu’il lui était dû conformément à l’alliance conclue sur Sinaï: car les conditions de l’union conclue à cette époque étaient violées par le peuple plus d'une fois.

Il restait seulement à espérer que Dieu pardonnera Son peuple et lui donnera encore une chance de tout recommencer si ce n’est pas de nouveau, alors au moins, sur une feuille blanche. Cette volonté de Dieu de pardonner et donner encore une chance est Sa miséricorde. Certes, les dieux des païens pouvaient aussi être parfois miséricordieux envers ses fans, mais miséricordieux notamment au sens humain du mot. Il n’y a rien de surprenant ici : car ces dieux étaient créés par l’homme pour lui-même à son image. Voici seulement dans une situation critique, lorsqu’on avait besoin de l'aide, ils ne pouvaient aider en rien. Tout comme ne peut aider l’homme une «miséricorde» le poussant aux péchés et vices.