RÉFLEXIONS pour Lc 11:29-32 — le 24 février 2021

RÉFLEXIONS pour Lc 11:29-32

Ce n’est pas par hasard que Jésus Se compare au prophète Jonas, héros du livre qui porte son nom : Il est devenu pour les contemporains de Son ministère terrestre un Témoin semblable à celui que Jonas avait été pour les habitants de Ninive. Dans ce cas précis, Jésus ne demande pas à ceux qui L’écoutent de reconnaître Sa nature divine et humaine, ni même Sa messianité : ni l’une ni l’autre ne leur était accessible ; cela n’aurait tout simplement pas pu entrer dans leur esprit.

Ils étaient pourtant prêts à Le reconnaître comme Messie, mais non pas comme le Messie qu’Il était réellement : ils voulaient celui que leur propre imagination leur dépeignait. D’où l’exigence d’un signe, d’un miracle confirmant Sa messianité. Jésus répond en parlant du signe du prophète Jonas : on pouvait croire Jonas mort après qu’il eut été englouti par le grand poisson, mais il resta vivant et accomplit sa mission, ce qui constituait un miracle manifeste.

Le Sauveur fait allusion à un miracle du même ordre lorsqu’Il parle de Lui-même : Sa mort ne L’empêchera pas non plus d’accomplir Sa mission, et la preuve la plus éclatante de Sa messianité sera Sa résurrection d’entre les morts. Jésus n’a l’intention de montrer aucun autre signe à personne. Si ceux qui L’écoutaient avaient vraiment voulu voir le Royaume, ou du moins les manifestations de la puissance de Dieu qui accompagnaient le chemin de Jésus sur la terre, ils les auraient vues.

Il y eut tant de miracles et de guérisons qu’on ne pouvait les ignorer que dans un seul cas : si l’on s’obstinait à ne rien remarquer. Cela se comprend : ce qui se passait n’entrait dans aucun schéma. S’Il avait seulement montré quelque signe « conforme », confirmant Sa messianité comme l’attendaient ceux qui L’entouraient... Mais c’est précisément ce signe « conforme » qu’Il ne voulait montrer à personne.

Il n’allait entrer dans aucun cadre ni répondre aux attentes de qui que ce soit. Non par principe, mais simplement parce que le Royaume qu’Il a apporté au monde et de la plénitude duquel Il vit n’entre lui non plus dans aucun cadre et ne correspond généralement pas aux attentes de ceux qui en parlent et même le prêchent. Durant Son chemin terrestre, Il devait correspondre au Royaume, et non à ce que les hommes pensent du Royaume.