RÉFLEXIONS pour 2Jn 1:1-13 — le 23 février 2021

RÉFLEXIONS pour 2Jn 1:1-13

La vérité nous a déjà été donnée une fois pour toutes, et personne ne pourra nous l’enlever, à moins que nous n’y renoncions nous-mêmes. Or, extérieurement, le refus de la vérité peut ne pas ressembler à un reniement direct. Le signe de la fidélité à la vérité est l’amour de Dieu, qui se manifeste par l’observance de Ses commandements. On peut donc déchoir de la vérité tout en la reconnaissant en théorie, si l’on ne vit pas en accord avec elle.

Les séducteurs qui cherchent à semer la discorde parmi les chrétiens ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Un antichrist, pas nécessairement le dernier, puisqu’il peut être l’un des nombreux « petits antichrists », peut qualifier le Christ de quelque chose comme un « esprit incorporel », à la manière de certains hérétiques qui niaient la réalité de Son incarnation et prétendaient illusoires Ses souffrances sur la croix. Les séducteurs peuvent aussi ne pas confesser le Christ du tout, en niant Son existence et, par conséquent, Sa venue dans la chair. Enfin, ils peuvent même Le reconnaître comme une personne réelle, mais nier qu’Il soit le Fils de Dieu venu dans la chair. Dans tous ces cas, il ne s’agit pas de personnes sincères mais égarées, qui ne savent rien du Christ, mais d’idéologues qui opposent au message évangélique leurs propres faux enseignements et cherchent ainsi à séduire ceux qui ont cru.

L’appel à ne pas fréquenter de telles personnes et même à ne pas les saluer pourrait paraître excessif et contraire aux principes de tolérance et de bon voisinage. Mais il faut tenir compte du fait qu’il ne s’agit pas ici de voisins qui n’ont pas encore accueilli le Christ, mais de prédicateurs itinérants qui se rendent dans les communautés fraternelles pour y introduire la discorde et le trouble. Eux-mêmes n’entendent nullement respecter les principes de la tolérance religieuse et ne comptent pas se montrer de bons voisins pacifiques. Il faut les aimer eux aussi, mais il s’agit, hélas, de l’amour des ennemis.

Profaner le don reçu du Seigneur est pire encore que de ne l’avoir jamais reçu.