RÉFLEXIONS pour Rt 1:16 — le 3 février 2021

RÉFLEXIONS pour Rt 1:16

Tout le monde a des moments de choix définissant toute la vie ultérieure. Et chacun est bien sûr guidé dans une telle situation par ses motifs. Et il se trouve assez souvent que ces motifs conduisent l’homme dans cette même direction, que le projet de Dieu a défini pour lui concernant sa vie personnelle, bien que l’homme lui-même pût ne pas penser d’une telle chose. Que pouvait vraiment connaître Ruth du Dieu de sa belle-mère, même si celle-ci et avait tenté de lui raconter quelque chose? Il est peu probable qu’elle connût quelque chose de Lui sortant du cadre de la religiosité extérieure. Les mots «ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu» sont seulement une formule traditionnelle désignant la volonté de Ruth de suivre sa belle-mère chez elle dans son pays natal, ayant laissé son propre peuple.

Dieu a Son plan, et Ruth entrera vraiment dans Son peuple, entrera tellement qu'un de ses descendants deviendra un temps le roi d'Israël, pays qu’il créera lui-même. Probablement, c'est ce que les théologiens appellent parfois «la synergie», l'action commune de Dieu et l’homme. Elle n’est probablement pas toujours complètement consciente. Mais toujours l’homme agissant ainsi, part de quelque chose qui pour lui est profond et sincère dans sa pureté du mouvement du coeur. En fait, selon tous les calculs humains, Ruth devrait laisser sa belle-mère: il n’y avait aucune raison de rester avec elle, et le Noémi elle-même comprenait cela parfaitement. Mais l'affection à l’homme, devenu de la famille, s'est avérée plus forte que les calculs quotidiens.

Et ce choix fait par Ruth s'est avéré cette base spirituelle, qui lui a permis de faire partie du peuple de Dieu. Certes, Dieu a eu encore à faire quelque chose, sans laquelle une telle entrée aurait été impossible. Mais Il avait avec quoi travailler dans le coeur de Ruth. Probablement, c'est l'essentiel dans les relations entre Dieu et l’homme, l'essentiel, par quoi commence toute voie spirituelle. Dieu a besoin ne serait-ce que d’une chance, ne serait ce qu’une possibilité, quand il s’agit du coeur humain. Il s’en sortira avec les autres. Dieu ne manque jamais Sa chance de sauver l’homme.