RÉFLEXIONS pour Mc 12:13-34
On peut trouver étrange que Jésus, sachant Sa mort proche, entre dans des discussions et des débats qui semblent inutiles, et qu’Il permette qu’on Le provoque. Les pharisiens et les hérodiens n’étaient nullement possédés par la soif de trouver la vérité. De même, les sadducéens, en posant une question sur la manière dont la loi du lévirat, si ingénieusement interprétée par eux (Dt 25:5-6), se refléterait dans la vie future, voulaient seulement se moquer de Jésus, car ils ne croyaient pas à la résurrection. Nous ne savons pas si les réponses de Jésus satisfirent les pharisiens et les sadducéens, mais elles firent sans aucun doute impression sur le scribe qui se tenait non loin. La question du plus grand commandement de la Loi préoccupait certainement cet homme, et la réponse de Jésus suscita en lui une réaction favorable. Jésus ramène tous les commandements de la Loi, non seulement les dix commandements, mais aussi tous les autres, qui, selon le compte des scribes, étaient 613 dans l’Ancien Testament, à deux commandements majeurs : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. C’est en même temps une réponse aux questions précédentes et à toutes les questions ultérieures au cours de l’histoire chrétienne : comment agir correctement dans tel ou tel cas ? Le Christ nous répond précisément par ces paroles. Et lorsque, en lisant l’Évangile, nous voyons qu’ici nous sommes du même côté que Jésus, lorsque nous répondons par les paroles du scribe : « Bien, Maître ! Tu as dit la vérité », cela signifie que les paroles de Jésus s’appliquent aussi à nous : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ».
