RÉFLEXIONS pour He 10:35-39
Appelant à la patience dans l’attente de la venue du Seigneur, l’apôtre Paul cite les paroles étonnantes que Dieu adressa au prophète Habaquq à la fin du septième siècle avant Jésus-Christ. Comme ceux auxquels écrivait l’apôtre Paul, et comme nous aujourd’hui, le prophète Habaquq adressait à Dieu cette question douloureuse : « Jusqu’à quand le mal triomphera-t-il ? » C’est précisément à cela que Dieu lui répondit que l’impie périrait dans son péché, mais que le juste vivrait par la foi. L’apôtre Paul développe cette pensée et l’applique désormais à l’attente néotestamentaire de la victoire définitive de Dieu.
Mais, par rapport à la révélation donnée à Habaquq, l’apôtre Paul dit aussi quelque chose d’entièrement nouveau sur la foi : la foi est la substance des choses que l’on espère et la certitude de celles que l’on ne voit pas. Selon la pensée de l’apôtre, nous ne sommes pas appelés simplement à endurer « les dents serrées » jusqu’à la Seconde Venue. Dans un monde qui périt, au milieu du mal et de l’iniquité, Dieu donne au croyant la possibilité de goûter la vie future que nous ne faisons encore qu’attendre. Dans notre foi, ce que nous attendons devient présent. Il va sans dire que, dans la vie chrétienne, ces paroles s’appliquent avant tout au sacrement de l’Eucharistie.
