RÉFLEXIONS pour Ti1 6:6
Qu'est-ce que veut dire l'apôtre, en disant qu'être pieux et content est un grand bien pour les fidèles? Et est-ce que c’est facile? A première vue il peut sembler que ce n’est pas si difficile. Les gens pieux (au moins, extérieurement) et de plus très contents dans le milieu religieux sont plus que suffisant. Voici ils sont d'habitude contents, particulièrement, seulement pour eux-mêmes et leur piété. À peine Paul voulait dire quelque chose de semblable, sinon, sa phrase sonnerait probablement un peu autrement : profitable être pieux et content de soi. Cependant l'apôtre n’a rien dit de sorte. Cependant, l’homme déchu réussi toujours facilement et sans effort à être content seulement de soi. Certes, il arrive aussi parfois ici de s’efforcer, mais de tels efforts sont d'habitude à l’homme que de la joie.
Mais voici même si être content non pas de soi-même, mais de quelqu'un ou quelque chose d’autre, nous réussit, c’est seulement pour un certain temps. Alors se pose une question naturelle: comment et de quoi nous pouvons être contents toujours? Et pour quoi la piété en est ici? Bien sûr, si on le comprend au sens purement religieux, il n’en est pour rien en effet. En outre: c’est notamment le contentement de soi du caractère religieux, lorsque l’homme avec fierté et contentement de soi regarde sa piété et en est fier, que le Sauveur condamne entièrement sans équivoque (il suffit de se rappeler de la parabole du publicain et du pharisien).
Dans un certain sens une telle «piété» religieuse de contentement de soi peut être considérée comme l'opposé direct de ce que dit Paul (bien que ses manifestations extérieures rappellent parfois les manifestations d’une véritable humilité et piété). Mais pour un vrai contentement, apparemment, il faut tout de même notamment une vraie humilité. Également, d'ailleurs, comme pour une vraie piété, proprement spirituelle, et non religieuse. Au fait, la vraie humilité suppose en effet, avant tout, le refus de sa volonté et l’abandon total de sa volonté à Dieu.
Cela ne signifie pas, bien sûr que toutes les raisons pour le mécontentement (fréquemment, d’ailleurs tout à fait argumenté) disparaîtront de notre vie, mais, dans tous les cas, elles ne définiront plus déjà notre état spirituel : car, cette affaire est maintenant en premier lieu celle de Dieu, et après seulement la nôtre. La seule raison pour le mécontentement dans un tel état des choses ne peut être pour nous que nos péchés, qui nous empêchent d'aller sur le chemin de la Justice. Mais cela est aussi, avec l'aide de Dieu, réparable.
