RÉFLEXIONS pour Ac 18:1-23
Le mot « missionnaire » a aujourd'hui acquis une connotation ambiguë. Il est associé soit à des Européens chrétiens perfides qui ont favorisé la colonisation et l'asservissement de peuples moins développés, bien que beaucoup d'entre eux aient réellement servi Dieu et non les hommes, soit à des agitateurs de rue importuns qui vous invitent à rejoindre une secte de plus, bien que la prédication dans la rue ne soit pas en elle-même pire que d'autres méthodes. Le passage d'aujourd'hui nous fait entrevoir l'expérience spirituelle d'un véritable missionnaire et serviteur de l'Évangile, l'apôtre Paul. Ce n'est pas un enthousiaste, et sa prédication n'est pas une initiative d'amateur. Il est poussé au service par l'Esprit qu'il a reçu par la foi au Christ ; ce service est pour lui une nécessité intérieure—« Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! » (1 Co 9:16), dit-il. Et surtout, son ministère ne repose ni sur son désir ni sur ses propres forces. Paul agit et vit par la présence du Christ, qui le fortifie, invisiblement ou visiblement.
