RÉFLEXIONS pour Ac 9:32-43
Après tant d’autres guérisons, celle d’Énée ne nous étonne plus, mais la résurrection de Tabitha frappe même sur le fond des miracles « familiers ». Pourtant, aujourd’hui encore, on peut rencontrer ce genre de raisonnement : faut-il prolonger la vie terrestre d’un juste, ou le ramener à une vie temporaire, s’il a mérité le paradis après la mort ? Personne ne doute que Tabitha soit juste, mais les veuves dont elle prenait soin intercèdent-elles auprès de Pierre en sa faveur uniquement pour des raisons pratiques, parce que celle qui les aidait les a quittées ?
Un tel raisonnement serait injuste. Si la vie terrestre n’avait de valeur qu’en tant qu’antichambre de l’au-delà, le Christ n’aurait eu besoin ni de ressusciter ni de promettre aux hommes la résurrection à venir. Mais, contrairement à d’autres enseignements religieux, la Bible ne parle pas seulement d’une vie spirituelle après la mort ; elle parle aussi de la transfiguration du monde créé et de l’importance de la vie sur terre. Tabitha n’a donc pas été ressuscitée seulement pour continuer à prendre soin de ceux qui restaient. Le Seigneur est le Donateur de la vie, et le don de ressusciter les morts accordé à Pierre est un signe visible de la victoire sur la mort qui viendra à la fin des temps.
