RÉFLEXIONS pour Ex 22:22 — le 14 octobre 2020

RÉFLEXIONS pour Ex 22:22

La Torah a toujours exigé de l’homme une attitude attentive et bienveillante envers ceux et qui ont surtout besoin de protection, en particulier, envers les veuves et les orphelins. Certes, c'était beaucoup plus conditionné par le régime traditionnel patriarcal de la société, dans laquelle agissaient les lois exposées dans le Livre d’Exode.

Une grande génération patriarcale dans une telle société était la base non seulement familiale, mais aussi publique, et de la vie religieuse, et les orphelins et les veuves se trouvant assez souvent sans la traditionnelle protection patrimoniale, étaient particulièrement vulnérables. D'ailleurs, une telle situation ne se rencontre pas seulement dans une société patriarcale, et parmi les plus vulnérables, on trouve aujourd’hui en elle pas seulement les orphelins et les veuves.

En quoi consiste alors la logique du législateur ici? S'agit-il dans le cas présent seulement de la justice sociale? Bien sûr, il s’agit d’elle aussi. À peine il faut parler d’une vie spirituelle normale là, où on oublie la justice sociale. Et tout de même le problème n’est peut-être pas seulement en elle. En effet, l'injustice sociale, suppose avant tout que la plupart des membres d’une société cessent de regarder certaines personnes de cette société comme des hommes.

Cette majorité commence à voir en eux non pas des proches, mais juste une certaine masse humaine, avec laquelle on peut faire si ce n’est pas tout ce que l’on veut, alors au moins les traiter pas comme tout le reste. Et ça c'est le chemin à l'échec spirituel: car, comme on le sait, celui qui n'aime pas son prochain, se trouvant devant lui, réussira à peine à aimer Dieu, qu’il ne voit pas.