RÉFLEXIONS pour Jl 2:12-13 — le 10 octobre 2020

RÉFLEXIONS pour Jl 2:12-13

Le sens initial du jeûne c’est le deuil, que ce soit un deuil personnel (lié, par exemple, avec la mort de quelqu'un de proche) ou un deuil public (par exemple, à l'occasion d’un certain désastre national).

Ce n'est pas étonnant qu'au jour du deuil national dans les rues de Jérusalem on pouvait voir des gens exprimant publiquement leur malheur : à l'Est telle pratique est encore répandue aujourd'hui assez largement. Et un des gestes exprimant le malheur est le déchirement des vêtements. Et Dieu, cependant, dit : déchirez non pas les vêtements, mais les coeurs. Il ne faut pas des signes extérieurs, la conversion et la repentance sont plus importantes.

Pourquoi donc ainsi? Est-ce que le malheur, sincère, même si c’est publiquement (comme il convenait à cette époque parmi les Juifs) exprimé, n'est pas un signe de repentance? Comme on voit, pas toujours. Le malheur, bien sur oblige à réfléchir, et parfois de réévaluer quelque chose dans sa vie personnelle ou publique.

Mais pas toujours : Il peut provoquer une tristesse sans issue, et la haine à la vie, et le désir de se venger de celui que tu trouves comme coupable de ce qui s’est passé. Et les manifestations externes (particulièrement publiques) du malheur ne font que exacerber ces sentiments, empêchant assez souvent ces procès spirituels, qui pouvaient vraiment aider.

Peut aider, évidemment, une évaluation raisonnable de ce qui s'est passé, la repentance des péchés commis et l’appel à Dieu avec une demande d'aide. Et le prophète propose au peuple notamment un tel chemin, chemin non pas des débordements émotionnels, mais d’un travail spirituel sérieux, qui aidera à prendre des décisions justes et à trouver une sortie de la situation, qui peut sembler totalement désespérée.